Les Chaises : un bar de quartier empli de charme

Rendez-vous dans le 20ème arrondissement de Paris, dans un bar au cadre intimiste : Les Chaises. Situé à proximité de la place Gambetta, ce tout jeune établissement compte bien imposer son empreinte et son style rue de la Chine. Apostrophe Paris a rencontré Max de Villers, l’un des 3 fondateurs -que vous pouvez accessoirement retrouver au service du bar certains soirs- afin d’en connaître un peu plus sur l’histoire, la genèse de ce projet quasi-familial : en effet, on retrouve à la direction du lieu, Philippine de Villers, soeur de notre interviewé, ainsi que Thomas Henry, chargé de la communication. Visite d’un petit bar de quartier au grand cœur.

Une lumière tamisée, des rires en cascade, un accueil on ne peut plus chaleureux… Le ton est donné dès votre arrivée au bar « Les Chaises ». Et la liste est loin d’être exhaustive… Les surprises ne s’arrêtent pas là ! Le prix attractif des boissons (Happy Hour de 18h à 21h) allié à un petit service de restauration (fait-maison ) le midi et le soir sans prétention (et surtout bon!) ne font que renforcer l’envie d’y retourner une fois que l’on y a goûté. Outre ces informations basiques, des questions se posent : qui se cache derrière l’enseigne « Les Chaises » ? Qu’est-ce qui distingue véritablement cet établissement d’un autre du même acabit ? C’est ce qu’Apostrophe Paris a cherché à comprendre, en interviewant Max de Villers, co-fondateur du lieu. Visite.

bar gambetta paris

Bar « Les Chaises » – Salle principale – © Apostrophe Paris

En quelques mots, quelle est l’identité de votre bar ?

Max de Villers : Un bar de quartier. Pas un bar à vin ou à cocktail, mais bel et bien un bar de quartier pour les gens du quartier. C’est cette proximité, cette convivialité que nous avons cherché à créer via cet établissement, pour les gens du 20ème.

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Bar « Les Chaises » – Comptoir – © Apostrophe Paris

Vous avez eu recours à une campagne de crowdfunding (financement participatif sur internet, ndlr) pour vous aider sur ce projet de bar. Quelle somme avez-vous récoltée ? Qu’est-ce que les gens avaient à y gagner ?

Max de Villers : L’idée du crowfunding, c’est que ce n’est pas un prêt, ni un don. Les personnes donnent de l’argent pour financer un projet, avec une contrepartie à la clef. Bien sûr, cette dernière est échelonnée en fonction de la somme allouée. Pour comprendre l’idée, 5 € de don équivalait à 1 demi offert. 10 €, 1 pinte. Mais il fallait que cela reste intéressant pour nous, car il s’agissait bien de trouver des fonds pour lancer notre projet de bar. La contrepartie qui a eu le plus de succès, c’est le parrainage des chaises, à 150 €. Toutes les chaises de notre établissement ont trouvé 1 parrain, même les 4 hautes du comptoir, plus onéreuses à « adopter ». Une plaque nominative a été placée derrière chaque dossier. C’est mon associé Thomas Henry qui s’est occupé de cette campagne. Nous avons pu collecter 12 000 €. Mais les 3/4 de l’investissement se sont fait à la banque et sur nos économies personnelles.

Les Chaises - bar paris

Bar « Les Chaises » – Parrainage d’une chaise illustrée par une plaque nominative – © Apostrophe Paris

Vous avez été élu meilleur bar du 20ème arrondissement par le blog Time Out – Paris. Quelle a été votre réaction à chaud ? Y a t’il eu un avant/après cette nomination, en terme de fréquentation ou de « like » sur les réseaux sociaux ?

Max de Villers : On étaient très contents. C’est une belle reconnaissance pour le travail accompli. Pour être honnête, il n’y a pas eu réellement d’avant/après cette remise de prix, dans la mesure où le résultat a été publié peu après les attentats de Paris. Peut-être un léger « boost » concernant la clientèle, mais c’est difficile à mesurer. Pour ce qui est de notre page Facebook, pas d’amélioration significative.

Les Chaises - bar du 20eme timeout paris

Bar « Les Chaises » – Max de Villers, co-fondateur de l’établissement – © Apostrophe Paris

Diriez-vous que votre emplacement géographique (pas de concurrence directe à proximité, ndlr) est un atout ou un inconvénient ?

Max de Villers : Au début, je dirais que c’est plutôt un inconvénient car on met plus de temps à nous trouver. On ne nous voit pas, car nous sommes dans une petite rue. Mais sur le long-terme, je pense que c’est un réel atout, car cela s’inscrit vraiment dans notre logique de « bar de quartier ». Une fois que l’on commence un peu à être connu, c’est vraiment un avantage.

En terme d’événementiel, votre bar propose des concerts tous les derniers mercredis du mois. Souhaitez-vous étendre ce concept ?

Max de Villers : C’est une scène ouverte, tout le monde a carte blanche ! Concernant le futur, je ne sais pas si l’offre événementielle se développera car on ne souhaite pas devenir un bar musical. On reste avant toute chose un bar de quartier. D’ailleurs, on a remarqué que lors des scènes ouvertes, les clients présents ne sont pas les mêmes que d’habitude. Notre clientèle régulière est attachée à ce bar pour sa tranquillité. Nous voulons rester dans cette optique. Cela n’empêche pas de faire d’autres concerts à côté, mais 1 rendez-vous musical par mois, c’est bien. D’ailleurs, il marche de mieux en mieux.

Des perspectives d’avenir, de développement ?

Max de Villers : On vient tout récemment d’ouvrir le midi, avec une formule bruschettas/soupe. Ce depuis le 15 décembre. C’est tout nouveau pour nous, nous mettons cela en place progressivement. On propose également des planches, des pizzas à emporter. Et c’est déjà pas mal d’investissement pour le moment !

Bar "Les Chaises"

Bar « Les Chaises » – Devanture – © Les Chaises

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Bar « Les Chaises » – Mur des donnateurs du Crowdfunding – © Apostrophe Paris

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Bar « Les Chaises » – Interview de Max de Villers par Adrien (Apostrophe) – © Apostrophe Paris

Plan et accès

12:00 à 14:30 et de 18:00 – 02:00. Le samedi : de 18:00 à 2:00.

Google Maps - Plan "Les Chaises"

Adrien

 

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